Les océans pourraient produire six fois plus de nourriture

Grâce à une meilleure gestion et à l’innovation technologique, les océans pourraient fournir jusqu’à six fois plus de nourriture qu’aujourd’hui. C’est ce qui ressort d’un rapport scientifique publié cette semaine lors du colloque international des Nations Unies sur les pêches durables qui s’est déroulé à Rome.

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L’auteur principal du rapport, Christopher Costello, a déclaré que les océans « ont un grand potentiel encore non utilisé qui serait en mesure de nourrir le monde dans les décennies à venir ». Selon lui, cela est possible grâce une empreinte écologique inférieure à celle de nombreuses autres sources de nourriture.

Selon lui, la santé des océans et la richesse naturelle des océans vont de pair. Costello préconise des changements rapides et profonds dans le secteur maritime et l’engagement en faveur de la santé des écosystèmes : « Ainsi, nous pourrons améliorer considérablement notre sécurité alimentaire et la vie de millions de personnes à long terme. »

Vitamines et minéraux

Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les océans peuvent fournir plus des deux tiers des protéines animales nécessaires pour nourrir la population mondiale.

La priorité doit être donnée aux formes de mariculture qui ont peu d’impact sur les écosystèmes

Les fruits de mer contiennent des vitamines essentielles, des minéraux, des acides gras oméga-3 et d’autres nutriments qui ne sont présents ni dans les produits végétaux ni chez les animaux terrestres. Une partie de la nourriture supplémentaire peut être collectée par les océans si elle est mieux gérée, expliquent les auteurs. Une autre partie doit venir de l’expansion de l’aquaculture marine (mariculture).

Algues et moules: peu d’impact sur l’écosystème

Une production croissante d’espèces pouvant être cultivées en mariculture, telles que les algues et les moules, contribue à l’approvisionnement alimentaire mondial et améliore la qualité de l’eau. La priorité est donnée à ces formes de mariculture, qui ont peu d’impact sur les écosystèmes, a déclaré Manuel Barange, Directeur de la politique de la pêche et de l’aquaculture à la FAO.

Le rapport a été rédigé pour le groupe de haut niveau sur Une économie durable des océans, un groupe de leaders mondiaux engagés pour la santé des océans. Les membres incluent le Premier ministre canadien Justin Trudeau, la présidente ghanéenne Nana Addo Dankwa Akufo-Addo et le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

LD

Source: IPS

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