Le Chef espagnol José Andrés nominé pour le Prix Nobel de la Paix

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Le chef cuisinier espagnol José Andrés, qui connait une belle réussite aux Etats-Unis pour ses restaurants, ses livres de cuisines, ses émissions de télé, et qui s’est aussi fait remarquer pour son engagement humanitaire, a été nominé pour l’obtention du Prix Nobel de la Paix indique le Washington Post.

José Andrés a créé une organisation à but non lucratif, ‘World Central Kitchen’ s’est fait remarquer lors du passage de l’ouragan qui a touché Porto Rico l’année dernière, il a en effet fourni la nourriture pour des milliers de sinistrés touchés par la catastrophe.

Le chef, ses équipes et les volontaires ont dû surmonter toutes sortes d’épreuves, bureaucratie, corruption, manque de moyens matériels et financiers pour aller au bout de leurs engagements. Malgré tout, ils ont réussi contre toute attente à servir des millions de repas, même dans les régions les plus retirées de l’île.

Depuis l’année dernière, le chef Andrés et son équipe ont également aidé à nourrir d’urgence les sinistrés dans les régions de Houston, dans les états des Carolines, à Hawaï et en Californie, en répondant à chaque catastrophe naturelle, allant sur les régions touchées par les ouragans ou les énormes incendies comme ceux qui ont touché dernièrement la Californie.

Après cette annonce, très surpris par tant d’honneur le chef a indiqué que « l’alimentation tient un rôle très important dans la politique, au même titre que l’immigration, la sécurité nationale, la santé publique, le droit du travail. En qu’en fin de compte, on constate que la nourriture a chaque jour un impact de plus en plus important sur le quotidien des américains ».

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José Andrés a été nominé pour le Prix Nobel par John Delaney représentant Démocrate du Maryland au Congrès Américain, il explique : « Grâce au travail de M. Andrés, des millions de personnes ont été nourries. Au moment où la nourriture devient le besoin humain le plus fondamental, dans son action humanitaire essentielle José Andrés s’est révélé être une personne de classe mondiale. Avec un incroyable esprit de partage, il a résolu l’un des plus anciens problèmes du monde et il a fourni aux dirigeants du monde une nouvelle feuille de route pour mettre en place à l’avenir des secours plus efficaces en cas de catastrophe. »

Bien qu’il y ait chaque année environ 300 nominés pour le prix Nobel de la Paix, le chef à toute ses chances, le gagnant de 2019 sera annoncé au mois octobre. Les lauréats précédents sont des personnalités comme Barack Obama, Kofi Annan, Shirin Ebadi ou Nelson Mandela.

Les gagnants sont généralement des politiciens, des diplomates, des avocats ou des médecins, mais pourquoi pas un chef de cuisine. S’il gagnait le Prix Nobel, José Andrés serait le premier chef de cuisine à se voir attribuer ce prestigieux prix.

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Le français Arnaud Donckele élu meilleur chef du monde par ses pairs, 3 chefs belges dans le Top 100

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Comme chaque année, le magazine ‘Le Chef’ a dévoilé ce dimanche 25 novembre son classement « Les 100 Chefs » 2019. Cette année, c’est Arnaud Donckele, chef de le Résidence De La Pinède (Saint Tropez, France) qui a été désigné comme étant le meilleur chef du monde selon un vote réalisé par les chefs 2 et 3 étoiles du monde entier. Il succède ainsi à Michel Troisgros qui arrive 2ème cette année.

Dans le Top 100 de ce classement, on retrouve Christophe Hardiquest (Bon Bon, Bruxelles) à la 66ème position, Peter Goossens (Hof van Cleve, Kruishoutem) 79ème et Gert De Mangeleer (Hertog Jan, Zedelgem)à la 87ème place.

Pour établir ce palmarès, les chefs votants devaient répondre à la question suivante : « Quels sont, selon vous, les 5 chefs internationaux qui : portent le mieux les valeurs de la profession ; créent une cuisine incontournable, et chez lesquels il faut être allé ? ».

Découvrez les 10 meilleurs chefs du monde selon le magazine ‘Le Chef’ ci-dessous :

1: Arnaud Donckele – Résidence De La Pinède (Saint Tropez, France)
2: Michel Troisgros – Maison Troisgros Restaurant (Ouches, France)
3: Jonnie Boer – De Librije (Pays-Bas)
4: Yannick Alléno – Alléno Paris (Paris, France)
5: Seiji Yamamoto – Nihonryori Ryugin (Tokyo, Japon)
6: Paul Pairet – Ultraviolet (Chine)
7: Emmanuel Renaut – Flocons De Sel (Megève, France)
8: David Kinch – Manresa (California, Etats-Unis)
9: Alexandre Couillon – La Marine (France)
10:Rene Redzepi – Noma (Copenhague, Danemark)

Suite du Top 100 :

11: Alain Ducasse – France
12: Joan Roca – Espagne
13: Pascal Barbot – France
14: Martin Bergasategui – Espagne
15: Yoshihiro Narisawa – Japon
16: Dan Barber – Etats-Unis
17: Grant Achatz – Etats-Unis
18: Olivier Bellin – France
19: Gilles Goujon – France
20: Pierre Gagnaire – France
21: Virgilo Martinez – Pérou
22: Alain Passard – France
23: Michel Bras – France
24: Arnaud Lallement – France
25: Rasmus Koford – Danemark
26: Enrico Crippa – Italie
27: Andoni Luis Aduriz – Espagne
28: David Munoz – Espagne
29: Christophe Bacquie – France
30: Tetsuya Fujiwara – Japon
31: Bernard Pacaud – France
32: Mauro Colagreco – France
33: Richard Ekkebus – Hong Kong
34: Regis Marcon – France
35: Eric Frechon – France
36: Daniel Humm – Etats-Unis
37: Claude Bosi – Angleterre
38: Nadia Santini – Italie
39: Gerald Passedat – France
40: Massimiliano Alajmo – Italie
41: Heston Blumenthal – Angleterre
42: Anne-Sophie Pic – France
43: Yoshihiro Murata – Japon
44: Alex Atala – Brésil
45: Eric Pras – France
46: Ben Shewry – Australie
47: Jérôme Banctel – France
48: Julien Royer – Singapour
49: Victor Arguinzoniz – Espagne
50: David Toutain – France
51: Paul Bocuse – France
52: Sven Elverfeld – Allemagne
53: Andre Chiang – Singapour
54: Clare Smyth – Angleterre
55: Magnus Nilsson – Suède
56: Alexandre Gauthier – France
57: Massimo Bottura – Italie
58: Michel Guérard – France
59: Jiro Ono – Japon
60: Dominique Crenn – Etats-Unis
61: Marc Veyrat – France
62: Franck Giovannini – Suisse
63: Stefano Baiocco – Italie
64: Motokazu Nakamura – Japon
65: Kevin Felhing – Allemagne
66: Christophe Hardiquest – Belgique
67: Felipe Bronze – Brésil
68: Eneko Atxa – Espagne
69: Matthieu Viannay – France
70: Cesar Ramirez – Etats-Unis
71: Onno Kokmeijer – Pays-Bas
72: Alexandre Mazzia – France
73: Hans Haas – Allemagne
74: Dani Garcia – Espagne
75: Tristan Brandt – Allemagne
76: Pedro Subijana – Espagne
77: Heinz Reitbauer – Autriche
78: Jean-Georges Klein – France
79: Peter Goossens – Belgique
80: Edouard Loubet – France
81: Bjorn Frantzen – Suède
82: Paolo Casagrande – Espagne
83: Yoann Conte – France
84: Thomas Keller – Etats-Unis
85: Rene et Maxime Meilleur – France
86: Andreas Caminada – Suisse
87: Gert de Mangeleer – Belgique
88: Corey Lee – Etats-Unis
89: Eric Ripert – Etats-Unis
90: Frederic Anton – France
91: Harald Wohlfart – Allemagne
92: Carlo Cracco – Italie
93: Gaston Acurio – Pérou
94: Jordi Cruz – Espagne
95: Kei Kobayashi – France
96: Olivier Nasti – France
97: Gaggan Anand – Thaïlande
98: Andrea Camastra – Pologne
99: Jacob Jan Boerma – Pays-Bas
100: Normand Laprise – Canada

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Le meilleur « chef-poisson » de l’année vient d’être désigné

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Le chef de l’Hostellerie Saint Nicolas** à Elverdingen, Michael Vanderhaeghe, a remporté le concours national de préparation culinaire à base du poisson de l’année, la lotte, a indiqué lundi le Centre flamand pour la commercialisation de l’agriculture et de la pêche (Vlaams Centrum voor Agro- en Visserijmarketing – VLAM).

La compétition était réservée aux chefs professionnels. Après une préselection effectuée par un jury d’experts sur base de recettes envoyées par les candidats, cinq finalistes avaient été retenus pour la dernière épreuve qui se déroulait lundi en début d’après-midi, en démonstration, au salon Horeca Expo de Gand.

Le jury composé de représentants des plus importantes associations de restaurateurs belges et présidé par le chef Filip Claeys, fervent défenseur de la pêche durable par le biais de son mouvement NorthSeaChef notamment, a récompensé Michael Vanderhaeghe sur base des techniques employées en cuisine, la préparation et la présentation. Michael Vanderhaeghe s’est imposé face Ayrton Verhaegen (« Kelderman » à Alost), Gilles Pauwels (« Bistro Julien » à Lovendegem), Sander Verdegem (« Patrick Devos » à Bruges) et Xander Verzelen (« L’Improviste By David Selen » à Waregem).

Le gagnant a reçu le trophée de chef-poisson de l’année, deux chèques d’une valeur de 750 euros, et 250 euros ainsi qu’un dîner pour deux personnes au « Hof van Cleve »*** à Kruishoutem, considéré par différents guides gastronomiques comme la meilleure table de Belgique.

Source: Belga.

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Antoine Lehebel (Bon Bon) représentera la Belgique au Concours Mondial du Meilleur Sommelier

Antoine Lehebel représentera la Belgique au Concours mondial du meilleur sommelier qui aura lieu du 10 au 15 mars à Anvers, a annoncé William Wouters, le vice-président de l’Association de la Sommellerie Internationale (ASI).

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Pour l’instant 65 sommeliers venant de 62 pays différents sont inscrits pour participer à la compétition trisannuelle. Ce chiffre pourrait encore sensiblement augmenter d’ici au 15 janvier, jour de clôture des candidatures.

Organisé au centre Elisabeth, le concours sera co-présidé par William Wouters, désigné Premier Sommelier de Belgique (Prix Prosper Montagné) en 1992, lorsqu’il officiait au restaurant familial « Carême » à Kontich.

La soixantaine de pays membres de l’association internationale enverront chacun leur candidat. Le groupe sera complété par les trois lauréats des concours continentaux respectivement d’Europe, d’Asie-Océanie et d’Amérique.

Antoine Lehebel a été qualifié parmi les dix derniers meilleurs sommeliers de Belgique, remportant le concours en 2014. « Il s’est déjà préparé au championnat d’Europe et du monde en 2016. Il est prêt et nous espérons le voir en demi-finale », a confié M. Wouters. Agé de 36 ans et coaché par Aristide Spies (troisième au championnat du monde de 2013 et meilleur sommelier de Belgique en 2007), le jeune homme a récemment changé d’établissement, quittant la « Villa Lorraine »* pour présenter désormais les flacons de « Bon Bon »**.

Les quarts de finale auront lieu les lundi 11 et mardi 12 mars tandis que les demi-finales sont programmées le mercredi 13 mars. La finale, le vendredi 15 mars, de 13h30 à 17h00, verra s’affronter les trois derniers candidats en lice. Dégustation à l’aveugle, service à table, correction d’une carte de vins ou encore questions théoriques sur les pratiques d’autres pays sont autant d’épreuves auxquelles les candidats devront se soumettre.

La première édition du concours s’est tenue il y a 50 ans à Bruxelles. Le meilleur résultat belge dans cette compétition remonte à 1989 avec la deuxième place de Marc Wattiez (« Les Ramiers » à Crupet). Le dernier concours du meilleur sommelier du monde s’est déroulé, il y a trois ans, à Mendoza (Argentine) et a été remporté par le Suédois Jon Arvid Rosengren.

Source : Belga via LeVifWeekend.

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Un Michelin au ralenti

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Le Michelin a rendu son verdict hier avec son (maigre) lot d’heureux et ses déçus. Que peut-on retirer comme informations intéressantes du Guide Rouge, guide dont les Étoiles restent toujours le Saint Graal de tous les restaurateurs ?

Le premier constat est limpide et se répète inlassablement : aucune nouvelle troisième étoile ne brille au firmament de la gastronomie belge. Il s’étiole même avec la surprenante fermeture annoncée de belle date de Hertog Jan, laissant le seul Peter Goossens (Hof van Cleve à Kruishoutem) avec la distinction suprême.

Le deuxième constat est celui de l’immobilisme. Le Michelin est certes traditionnellement plus conservateur que son homologue Gault Millau, mais l’année où ce dernier joue spécialement la carte du changement, le guide rouge lui choisit de n’attribuer que 10 étoiles (contre 17 l’an passé). On peut même parler de dégradation tant la chute du nombre de restaurants sélectionnés dans le guide est importante ! (plus de 10% de restaurants en moins en un an).

Ces remises de prix très peu enthousiasmantes doivent nous inviter à nous poser à la fois une question et son miroir. Quelle vision a Michelin de la gastronomie belge ? Et quelle vision la gastronomie belge peut-elle avoir du Guide Michelin ?

Gwendal Poullennec, le nouveau directeur international des guides Michelin, souligne avec une peu enthousiaste bienveillance (et c’est un euphémisme) la diversité stylistique des restaurants étoilés de notre pays. J’ai plutôt tendance à comprendre cette remarque comme le sentiment d’un manque de caractère et de vision de notre Gastronomie. Je la trouve justement libérée de toute la sclérose parisienne tout en gardant un respect des traditions culinaires.

Mais plus intéressant, que penser de Michelin, quels messages voir ? Si le nouveau directeur est français, il faut surtout regarder son parcours. C’est très clairement un explorateur de nouveaux marchés, principalement asiatiques et américains. On peut craindre le manque d’intérêt commercial de promouvoir une nouvelle tête de pont en Belgique par rapport à un pays plus porteur. Le désintérêt possible est aussi un élément qui expliquerait plusieurs millésimes de Michelin réputés « attentistes ». On peut par contre se réjouir d’une direction assumée que semble prôner le guide : le retour à la cuisine classique. On aime ou on n’aime pas mais c’est aussi le rôle du guide d’être prescripteur.

Le peu de réactions suite au palmarès en demi-teinte d’hier pourrait être le signe d’un lent mais possible reflux d’intérêt de la gastronomie pour le guide rouge. Car si le Gault Millau pêche par manque de vision, il a le mérite de continuer à chercher des tendances. Le Michelin lui tombe toujours plus dans l’immobilisme, ingrédient majeur du désintérêt.

Espérons, pour le bien de tous, un retour de palmarès plus mouvementés dans le futur. Et surtout l’un ou l’autre 3 étoiles, car notre pays le vaut bien !

François Caillot

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